Comme au sortir d’une cinématique
le jeu vidéo reprend
le soleil se lève
midi seulement,


voilà que je reviens
accablé d’histoire
au milieu des mémoires
d’un autre qui fut mien.


Voilà les souvenirs
qui s’épanchent à mes oreilles
Et mon esprit déboussolé
cherchant les contrôles usuels.


Voilà le z qui avance
Et le d qui recule
Les mains entre dans la danse
un soupçon de ridicule
à ne pas comprendre


tout ce temps passé
à exister
pour ne plus savoir
rentrer dans son histoire.


Voilà les réveils
qui pleuvent et qui se brisent
Des silences coutumiers
à se re chercher.


Et l’on parle et l’on rit
Et l’on passe le tutorial
Encore et encore
les années s’envolent.


Avec ce soupir
Qui brûle les idéaux
Qui brouille le reflet
Et brise les désirs.


Voilà, réinventé
Un jour chêne
qui s’enfuit vers son gland
replanté
réincarné
sans mouvement.